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Taxe sur l’immobilier de luxe: combattre l’insalubrité

La crise de l'immobilier assure de beaux jours aux logements insalubres et autres marchands de sommeil en France. Une conséquence mutuelle de la flambée des loyers, et de la baisse du pouvoir d'achat. Une taxe sur l'immobilier haut de gamme pourrait assurer les fonds nécessaires à la lutte contre l'insalubrité.

Appliquée à l'acquisition de logements de luxe de plus de 1 millions d'euros, cette taxe proposée par Mathieu Hanotin, député PS de Seine St-Denis, devait rapporter 200 à 300 millions d'euros selon ses estimations. Le projet prévoyait le reversement des fonds à l'Anah et l'Anru (deux organismes d'aide à la rénovation de l'habitat).

Rassurer le marché de l'immobilier de luxe

Le problème, c'est que les acquéreurs de tels logements ont les moyens... d'acheter ailleurs. Là où le soleil fiscal est moins brûlant pour les plus fortunés. Cette taxe serait un coup de pouce plus en faveur de la délocalisation des riches, que de la restauration de l'habitat insalubre.

À quoi s'ajoute que les premiers bénéficiaires seraient les propriétaires des dits logements. Ce qui peut paraître mal venu à l'heure où une enquête de Empruntis estime à 4.000 euros le revenu minimum nécessaire par foyer pour devenir propriétaire...

On aimerait mieux qu'une telle taxe favorise l'accession à la propriété des revenus plus modestes, ou assure la construction de logements sociaux. Car 50 % des français perçoivent mois de 1.500 euros par mois.
Et ont du mal à se loger, faute de logements à bas loyers, ou de garanties suffisantes pour s'assurer les grâces des propriétaires bailleurs privés, qui proposent des logements décents. Beaucoup d'entre eux refusent les locataires n'ayant pas un revenu 3 à 4 fois supérieur au loyer demandé, même s'ils ont souscrit une assurance loyers impayés.

Le mot du comparateur d'assurance KelAssur

La loi sur l'encadrement des loyers ne réduit pas la crise du logement: même si elle limite les hausses de loyers démesurées dans certains secteurs, il manque toujours des logements à "bas prix".

Si ce projet de taxe sur l'immobilier a été rejeté pour éviter un effet de bord nuisible au marché lui-même (la crainte que les acquéreurs investissent hors France), peut-être pourrait-on explorer d'autres pistes.
Pourquoi pas une taxe sur les assurances habitation pour les logements de luxe, ou sur l'assurance des objets d'art qui permettent de défiscaliser? Dans une autre mesure, c'est bien une solution adoptée en santé, avec la taxe sur les mutuelles censée réduire le déficit de l'assurance maladie.

D'un autre côté, on pourrait penser que faute d'acheteurs, le marché de l'immobilier accepterait enfin de baisser. Mais pour que la tendance s'infléchisse dans ce sens, quelques années de patience sont probablement nécessaires...

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