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Délocalisations: injuste retour des choses

Alors que le pays saigne de ses entreprises qui ferment, nos politiques s'ébattent sur le sujet des délocalisations: débats... ou débâcle? Car pendant que les candidats et leurs partisans s'affrontent sur la forme, en cette veille de présidentielles 2012, de plus en plus de grandes entreprises -celles qui ont profité des largesses de l'État- désertent le bateau maintenant que les aides disparaissent. Laissant aux petites entreprises et aux classes moyennes le soin d'assurer le soutien de l'économie du pays... On est bien loin de l'esprit "mutualiste" et communautaire: le partage des charges pour un meilleur partage du risque, mais aussi un meilleur équilibre des profits. Pourtant, cette conception mutualiste de l'économie, pourrait être une clé de la sortie de crise...

Du patron paternaliste... au patron "pilleur"

On est bien loin de l'ère des patrons "paternalistes" façon Paul Ricard, qui comprit bien avant tous que veiller sur ses employés, c'était veiller sur sa force de travail, et donc mutuellement sur son entreprise. Plus encore: c'était aussi préserver le pouvoir d'achat de ses salariés, tous des consommateurs en puissance. Un esprit communautaire du profit, à ne pas confondre avec communiste.

S'assurer le bénéfice maximum?

Aujourd'hui, force est de constater que la première préoccupation de certains grands patrons semble être de s'assurer un profit maximum. Injuste retour des choses: ils ont profité des aides à l'achat de voiture neuve, de mesures favorisant le "travailler plus" (heures supplémentaires), ou peut-être même d'autres cadeaux fiscaux moins connus. Sous couvert de rester "compétitifs", certains patrons "pilleurs" choisissent de délocaliser, quand le pays exige un effort de tous. Et si la France est aussi faible à l'export (selon nos classes politiques), c'est peut-être bien que certaines grosses entreprises préfèrent la délocalisation à l'exportation.

On abandonne le pays s'il abandonne les aides?

Baladurette, prime à la casse, bonus écologique etc... De nombreuses mesures ont favorisé les constructeurs automobiles, leur permettant de réaliser des bénéfices confortables, quand la plupart (salariés, petites entreprises et petits commerces) se serraient déjà la ceinture.
Maintenant que les aides cessent, ils s'en vont faire fabriquer ailleurs, tout simplement. Le constructeur automobile Renault qui délocalise à Tanger, sa production de voitures low-cost, n'est pas le seul. Peugeot PSA n'est pas en reste. Et entre 2003 et 2005, ce sont 17 % des entreprises de ce secteur qui ont choisi les cocottiers ou les dunes pour poser leurs chaînes de production, à défaut de valises. Là où les taxes sont plus vertes qu'en France.

"Assurance bénéfice" contre "Assurance Maladie" et protection sociale

Pourtant, lutter contre la mondialisation, cela pourrait aussi consister à exporter notre système de protection sociale à l'étranger, là où le coût de la main d'œuvre est trop bas. Au point que certaines mamans viennent en France faire opérer leurs enfants, car chez elles, le coût trop faible de la main d'œuvre ne permet pas à leur gouvernement d'assurer le financement d'un système d'assurance maladie suffisamment efficace.
Quant à avoir les moyens de souscrire une mutuelle pour payer des opérations lourdes, ou même des soins courants, n'en parlons même pas. Un rapport de 2009 (*) souligne que le continent africain représente 1,1 % seulement du marché mondial de l'assurance. L'Algérie pour sa part, ne représente que 1,3 % de ces 1,1% !

(*)Source: kpmg.com -  guides des assurances en Algérie - Rapport 2009

Ces entreprises complices de récession

Les patrons paternalistes n'ont-ils pas prouvé qu'une économie saine et dynamique dépend autant de la volonté et de certains choix, que de la compétitivité? Pourquoi ne pas imaginer que maintenir le marché de l'automobile en France, cela pourrait peut-être se faire en maintenant l'emploi en France, au lieu de toujours compter sur les aides de l'État?
Au-delà d'affaiblir l'économie de la France, ces grands groupes, ces grandes entreprises qui délocalisent, ne se rendent-elles pas complices de maintenir des peuples dans l'insécurité sociale et politique?
Devrons-nous attendre d'être devenu un pays pauvre pour qu'elles relocalisent dans le pays qui les a fait grandir?

Une main d'œuvre pas si chère en France

Ce sera peut-être trop tard: certaines entreprises chinoises ont choisi de délocaliser... en Europe. Le constructeur Toyota estime même que construire en France est un atout, n'en déplaise à Renault et  PSA (Peugeot Citroën). Selon Didier Leroy, PDG de Toyota Motor Europe (un ancien de Renault) les coûts salariaux ne représentent que  7 à 15% du prix d'une voiture hors taxes. Ce qui coûte réellement, c'est la complexité des méthodes de production et d'assemblage, exigeant plus de main d'œuvre, entre autres...

 

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