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Pollution dans l’UE: assurer la qualité de l’air

En matière de qualité de l'air, l'Europe fait figure de mauvaise élève. Les pays n'arrivent pas à respecter la directive européenne en termes de pollution atmosphérique, pourtant plus souple que les recommandations de l'OMS. KelAssur, votre comparateur d'assurances, fait l'état des lieux de la pollution en Europe, et compare les différentes mesures appliquées par nos voisins pour assurer notre santé à tous.

Comment réduire nos émissions et limiter la pollution de la planète? La pollution n'a pas encore acquis la notion de frontière, alors tous les pays sont concernés. KelAssur, votre comparateur d'assurances, s'est demandé quelles sont les réglementations et les actions appliquées en Europe pour assurer une baisse des rejets dangereux, et ainsi limiter les conséquences sur notre santé et sur le réchauffement climatique.

Comment sont encadrées les émissions de polluants?

La directive européenne pour "la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe"

Depuis 2008, une directive européenne harmonise les différentes mesures antipollution en Europe et fixe des seuils à respecter pour chaque pays. Mais selon un rapport de l'agence européenne de l'environnement de 2012, cette directive européenne (2008/50/CE) n'est pas respectée, malgré les sanctions encourues. 

Parmi les mesures, les émissions de PM10 limites sont fixées 50 µg/m3 (microgrammes par mètre cube), à ne pas dépasser plus de 35 jours par an, et 40µg/m3 en moyenne annuelle. Les émissions de PM2.5 doivent quant à elles être surveillées pour ne pas dépasser une moyenne annuelle de 25µg/m3. Cette simple surveillance sera remplacée par une valeur limite, qui, à partir de 2020, diminuera à 2025µg/m3. L'ozone, un des polluants les plus nocifs, ne doit dépasser des rejets de plus de 120µg/m3 plus de 25j/an sur 8 heures consécutives. D'ici 2020, l'émission de particules fines doit diminuer de 20% par rapport à 2010.

Toutefois, les objectifs devraient être revus courant 2013. Les États réclament des rallonges en termes de délais, et le Bureau européen de l'environnement, quant à lui, souhaite que les normes européennes se conforment à celles de l'OMS...

L'UE bien au dessus des normes de l'OMS

Les valeurs fixées par l'Union Européenne sont bien loin de celles jugées dangereuses par l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé. En effet, les limites en PM2.5 sont fixées à 10µg/m3, et les PM10 à 20µg/m3... Quant à l'émission d'ozone, elle est limitée à 100µg/m3. 

Selon l'Agence européenne pour l'environnement, 95% des citadins européens respirent un air dépassant le seuil de PM2.5 de l'OMS, et 81% celui de PM10. Pour ce qui est de l'ozone, 97% des européens vivent avec un taux bien trop supérieur, mais ils ne sont plus que 17% dès lors que l'on applique la limite européenne...

L'Union Européenne, un pollueur qui ne joue pas le jeu? 

Entre théorie et pratique, le fossé est abyssal: les pays ont beaucoup de mal à appliquer ces directives. Manque d'implication? Difficultés à allier contraintes économiques et réglementaires? En tout cas, l'Union Européenne menace de sanctions, et la France et l'Italie, notamment, sont en pleine ligne de mire.

Les conséquences en termes de santé sont pourtant gravissimes. Des études affirment que le nombre de décès dans l'UE à cause de la pollution s'élève à 0.1% de la population, soit 500 000 par an. Roumanie et Bulgarie assurent les taux de mortalité liés à la pollution les plus élevés du monde! Hongrie, Pologne, Slovaquie et République Tchèque sont les pays qui émettent le plus de soufre en UE, à cause de l'industrie du charbon notamment. Mais les pays plus développés ne sont pas en reste. Allemagne, Autriche, Suède, Finlande, et Luxembourg ne respectent pas les limites internationales pour la plupart des types d'émissions polluantes. 

Outre les décès engendrés par la pollution (notamment à cause des cancers), les dépenses en termes de santé sont énormes, ainsi que le manque à gagner. 630 milliards d'euros, c'est ce que coûteraient les soins de santé liés à la pollution. Sans ces problèmes de santé publique, la productivité serait améliorée de 169 milliards. En France, l'espérance de vie pourrait augmenter de 22 mois...Tout le monde à donc à gagner.

Dans un monde moins pollué, l'État, au lieu de se creuser la tête avec son plan de financement de la sécurité sociale, réaliserait des économies, et les mutuelles santé seraient contentes d'être moins mises à contribution!

Si inutile que ça, la directive européenne?

Des efforts sont toutefois à souligner, des réductions importantes de rejets sont notées depuis les années 1990, outre les particules fines qui ont diminuées de -15% depuis 2000:

  • -82% des émissions de dioxyde de souffre ;
  • -62% de monoxyde de carbone;
  • -56% de méthane;
  • -47% d'azote;
  • -28% d'ammoniac.

Si ces chiffres sont plutôt réjouissants, ils sont dus en partie aux évolutions industrielles, et la plupart des polluants en baisse sont remplacés par d'autres...

Quelles sont les mesures appliquées dans les pays européens?

Les chiffres, c'est bien. Mais pour les atteindre, il faut des mesures concrètes. Et elles ne sont pas toujours faciles à appliquer. Remplacer le parc automobile européen par des voitures électriques comme la Renault Zoé ne se fera pas du jour au lendemain! L'automobile assure à elle seule la plupart de la pollution rejetée, avec l'industrie et l'agriculture. Alors, quand il faut trouver des solutions pour tenter de rentrer dans la norme européenne, c'est à elle que les pays s'attaquent en premier. Votre comparateur d'assurances a repéré quelques mesures prises par les pays européens pour s'assurer de baisser leurs émissions.

La France, mauvaise élève?

La France est pointée du doigt par l'UE, qui estime qu'elle ne mets en place aucune mesure efficace pour réduire ses émissions dans 16 zones particulièrement polluées, telles que les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille. Le spectre d'une sanction flottant sur la France (on parle d'une amende entre 10 et 30 millions d'euros) motive nos politiques pour trouver des solutions.

Le récent plan anti-pollution de Paris, proposé par Bertrand Delanoë, propose des solutions: interdiction des véhicules polluants en ville, limitation de la vitesse, exotaxes... Cependant, celui-ci est largement critiqué et aucune mesure définitive n'est encore définie.

Certaines villes de la région PACA ont décidé de limiter certaines portions d'autoroutes à 90km/h, comme Marseille ou Martigues, afin d'assurer une baisse des rejets de particules fines. À Aix-en-Provence, en plus d'imposer des tronçons à 90km/h, le centre-ville se ferme progressivement à la circulation et les transports en commun autour de parking-relais à l'extérieur de la ville se développent. 

De plus, le tout nouveau bonus écologique incite les personnes à se tourner vers des modèles auto moins polluants, mais surtout le nouveau malus écologique, beaucoup plus strict, fait réfléchir à deux fois avant de s'offrir un modèle ultra-polluant. Depuis mai 2006, les revendeurs de voitures ont l'obligation d'apposer sur les modèles une vignette renseignant la consommation de carburant et l'émission de CO2, classant des véhicules moins polluants (classe A) aux plus polluants (classe G). 

L'Allemagne mets en place des écozones

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de l'Umweltplakette? Ce sont des vignettes apposées sur les véhicules en fonction de leur rejet de particules fines. Selon le niveau de rejet de votre voiture, vous êtes autorisé ou non à circuler dans des zones indiquées par des panneaux. 4 zones différentes sont délimitées, vous autorisant ou non à rouler selon la couleur de votre vignette. Rouler dans une zone interdite vous expose à une amende de 40€. 

L'Italie, ou le pays qui assure le moins

L'Union Européenne fait pression sur l'Italie. Dernière en matière de mesures pour lutter contre la pollution, elle est elle aussi menacée de lourdes sanctions.

À Milan, on a décidé de taxer les voitures les plus polluantes. Du lundi au vendredi, de 7h à 19h, les véhicules les plus polluants devront s'acquitter d'une taxe entre 2 et 10€, payable par SMS ou internet sous 24h, pour pouvoir rentrer dans la ville. 

À Rome, des journées de circulations alternées sont mises en place. Certains jours, et selon des horaires (15h-21h), seules les plaques paires peuvent circuler, ou seules les plaques impaires, et les voitures les plus polluantes sont interdites. Des "dimanches verts" sont aussi organisés, ou seuls les véhicules les moins polluants peuvent rouler.

De telles mesures ne sont possibles que si la ville dispose d'un réseau de transport en commun efficace. Cette dernière s'est procurée 400 autobus à méthane, moins polluants, et développe le partage de vélo, en en mettant à disposition dans le centre historique de la ville, fermé à la circulation. 

L'Espagne a aussi des efforts à faire

Devinette: quelle ville d'Europe a le taux de pollution le plus élevé, dépassant New York ou encore Londres, et égalant une ville comme New Delhi? Je vous le donne dans le mille: Barcelone. La circulation automobile et l'industrie font exploser les records de pollution de la capitale catalane et des villes limitrophes. Pour lutter contre, la vitesse limite a été abaissée en ville, mais aussi dans les autres localités et banlieues de la ville. 

À Madrid, on organise des journées où les transports publics sont gratuits, on augmente le prix des parkings, on ouvre des parkings à l'extérieur de la ville et on développe le transport à vélo. 

Le mot de votre comparateur d'assurances KelAssur

Aujourd'hui, réduire les émissions de particules fines est une priorité, et au niveau mondial. Malgré ce que l'on a tenté de nous faire croire lors de l'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl, la pollution ne s'arrête pas aux frontières! Tout le monde est donc concerné. 

Mais réduire nos émissions, c'est mettre en place une réelle révolution économique. Depuis toujours, notre croissance s'appuie sur des procédés polluants (charbon, essence...), et réduire considérablement nos émissions n'est possible qu'à travers un bouleversement de nos modes de déplacement, de consommation, mais aussi de production. En période de crise économique, cela demande un effort considérable aux pays, qui traînent des pieds malgré l'urgence de la situation. 

Alors qu'auparavant on produisait sans se soucier des conséquences, les enjeux économiques ne passent plus forcément devant les enjeux écologiques. On le remarque avec le débat autour du gaz de Schiste, qui, selon certain, pourrait relancer l'économie du pays, mais qui se voit freiner par les défenseurs de la nappe phréatique, qui s'interrogent sur les conséquences à long terme de telles exploitations.

Mais comment interdire à des pays en plein développement, des procédés qui nous ont permis, à nous, de connaître une période de forte croissance? On pense notamment à l'industrie du charbon dans les pays de l'est, très polluante, mais pourtant nécessaire pour aider ces pays à sortir la tête de l'eau. Difficile d'imaginer un discours du type "faites ce que je dis, pas ce que je fais!".

Maintenant que le mal est fait, il faut réfléchir aux solutions en s'attaquant aux causes, et non pas aux symptômes. Avant de prendre des mesures radicales, comme l'interdiction de voitures en ville, qui peut être vécue comme une punition, il faut proposer des alternatives aux personnes, en développant, entre autres, des transports en commun efficaces. Si les gens s'estiment gagnants en utilisant des transports en commun pratiques, et pas trop onéreux, ils réfléchiront à deux fois avant de prendre leur voiture. De la même façon, les voitures les moins polluantes doivent se rendre de plus en plus accessibles à tous. Le bonus écologique va dans ce sens.  

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